Table Ronde CJO SOFCOT 2018 – Savoir être / Faire savoir. Mardi 13/11 - 11h10 - SALLE 351

A l'occasion du congrès de la SOFCOT 2018, le CJO vous convie à sa table ronde pour une formation que vous ne trouverez jamais dans l’EMC !

Table Ronde CJO SOFCOT 2018

Description :

CJO, entre savoir-être et faire-savoir

La haute-technicité de la chirurgie orthopédique et traumatologique et le savoir-faire des praticiens français ne peuvent se départir d’un savoir-être et d’un faire-savoir. Dit autrement, le médecin doit aussi développer des capacités relationnelles, de communication ou encore d’apprentissage. C’est ce qu’entend démontrer la table ronde du Collège des jeunes orthopédistes.

Parce que le changement c’est maintenant, les jeunes orthopédistes du CJO auxquels la SOFCOT attribue une place importante durant son congrès ont souhaité mettre en avant l’importance que revêt la capacité à transmettre la connaissance, à communiquer au sein et hors de la communauté médicale, et à optimiser les séquences d’apprentissage théorique. Depuis sa création en 1997, le CJO - en lien avec le CNP SOFCOT - concentre son attention sur la formation et l’innovation. Cette table ronde en atteste une nouvelle fois, dans le contexte particulier de l’année du Centenaire. « Dans le système actuel, nous passons d’un paradigme clinique à une approche très technique de l’orthopédie-traumatologie. Le danger est de réduire le chirurgien à ce savoir-faire », souligne Louis Dagneaux, Secrétaire Général du CJO, qui modère cette table ronde avec Morgane Le Chatelier. Des compétences autres que techniques doivent faire parties du bagage des orthopédistes. La table ronde en passe quatre en revue : les aptitudes managériales, la gestion de son image professionnelle, la capacité de communication orale et enfin l’optimisation de l’apprentissage.

Savoir travailler en équipe

Pas un orthopédiste ne travaille seul. Et, s’il occupe une place centrale au bloc opératoire, une intervention chirurgicale repose un travail d’équipe qui peut parfois générer des tensions. Le jeune chirurgien doit apprendre à gérer et désamorcer un conflit, par exemple, « or, nous n’avons pas de formation initiale spécifique », déplore Louis Dagneaux. En 2017, Robert Turcotte, président de l’Association orthopédique québécoise, invité au congrès de la SOFCOT et à la table ronde du CJO, a montré comment l’école québécoise avait su agrémenter l’excellence technique des orthopédistes de notions de management moderne. En France, les choses évoluent, avec des CHU qui proposent de plus en plus de formations managériales pour permettre aux jeunes orthopédistes de s’intégrer au mieux dans une équipe. « Si le chirurgien apporte ses qualités individuelles, celles de l’équipe sont tout autant essentielles », ajoute Louis Dagneaux. La dextérité relationnelle est indispensable.

Gérer son image professionnelle

À l’heure des réseaux sociaux, la tentation est grande de vouloir utiliser ces canaux pour communiquer sur sa pratique et ses compétences. Mais, des règles éthiques et déontologiques doivent être respectées. Le pas entre l’information et la publicité peut être vite franchi. « Il faut savoir s’afficher sans tomber dans une communication en dehors de la déontologie », rappelle Louis Dagneaux. Là-encore, une sensibilisation adaptée doit être promue durant le cycle de formation initiale.

Parler aisément en public

Le chirurgien concentré sur son activité pourrait trouver accessoire de consacrer du temps à développer ses capacités orales de présentation et de communication. « Il est pourtant essentiel de savoir réaliser une présentation avec brio et panache pour parler d’une actualité chirurgicale à partir d’une série de patients, par exemple, ou encore pour s’exprimer devant des internes », relève Louis Dagneaux. Les chirurgiens sont de plus en plus nombreux à suivre des formations complémentaires sur des sujets pointus. « Ils attendent une certaine éloquence de la part des intervenants », ajoute-t-il.

Mieux apprendre

Comment apprendre plus vite, plus efficacement, pour améliorer ses connaissances sans grever la qualité de vie ? « Il faut pouvoir faciliter la vie des étudiants devant la masse de connaissance à acquérir et la fatigabilité que cela engendre. La communauté médicale n’échappe pas burn out et les internes sont à bout de souffle », rapporte Louis Dagneaux. Un spécialiste des neurosciences est convié à la table ronde pour montrer l’intérêt de cette discipline pour décupler son potentiel d’apprentissage.

Faire évoluer la formation

La particularité de cette session est de laisser la place aux échanges, en présence de spécialistes et leaders du milieu entrepreneurial ou universitaire venus délivrer repères et bons réflexes pour permettre aux jeunes orthopédistes de ne pas se contenter d’être d’excellents techniciens. « Toutes les questions soulevées lors de la table ronde auront une résonnance sur la transformation de nos compétences », se félicite Louis Dagneaux.

Table Ronde CJO SOFCOT 2018