Comment l’arbuste a grandi ?

Faisons le point sur cinq ans du nouveau CJO.

Il est d’actualité de défendre les bilans !
Voilà plus de cinq ans, avec Matthieu Ollivier, Régis Pailhé et Simon Horstein nous avons formé le nouveau bureau du CJO. Dans de nombreuses spécialité médicales et chirurgicales, une société de jeunes chirurgiens forte et légitime existe. C’était notre objectif, devenir une entité reconnue et un support pour toutes les questions afférentes à la formation pendant l’internat et au-delà. Notre présence permanente aux bureaux du Collège d’Orthopédie (CFCOT) et de la Sofcot permet cela à présent.

La visibilité est nécessaire, car tous les internes qui souhaitent embrasser notre spécialité doivent savoir que le CJO existe et ce qu’ils peuvent y trouver. C’est le rôle de notre site, de nos campagnes de mailing et de notre application iPhone et Android gratuite (CJOrtho). Une tâche à recommencer incessamment. Cette visibilité donc car le CJO doit être l’opportunité pour chacun de participer à différents projets nationaux, à une table ronde, à un symposium. Notre nouvelle équipe, avec la présidence de Marc-Olivier GAUCI et l’arrivée de nouveaux visages devra continuer ces projets et en inventer d’autres. Les projets en cours sont nombreux mais un des sujets important des mois et années à venir sera la plateforme d’enseignement. Ce support d’enseignement nationale et à terme d’évaluation des connaissances a été impulsé par notre équipe et soutenu par Gilles Walch et Henry Coudane, notamment. Nous participons aux cellules pédagogiques et techniques qui en coordonnent l’action globale. Nous avons réfléchi cet outil pour homogénéiser la formation dans notre pays où les écoles de sous-spécialité dominent.

Mais un des chantiers majeurs, selon moi, sera l’attractivité plus tôt dans le cursus vers notre spécialité. Il faut encore sensibiliser les jeunes orthopédistes internes ou en devenir. Il est fréquent que les étudiants en Médecine dans d’autres pays participent à des études ou collectent des données. Ce seront des aides pour leur carrière à venir. Le choix de la spécialité se fait souvent avant l’internat, il faut donc impliquer plus tôt les étudiants par la participation à la recherche clinique par exemple. La recherche sera de plus en plus importante dans le futur alors que notre spécialité est de plus en plus technique. Par ailleurs, de plus en plus de centres privés réalisent des études majeures sur de larges séries. C’est le prix pour exister en France, en Europe et dans le monde et c’est l’avenir de l’Orthopédie que de pouvoir faire une recherche clinique et fondamentale structurée.

Nous avons essayé donc de contaminer par cette cure de jeunisme, toute notre planète Orthopédie et nous nous réjouissons du travail accompli. Cinq années donc c’est le temps de finir un internat et un clinicat. Après on est moins jeune et surtout de nouvelles idées viennent et remuent la planète Orthopédie. Nous n’avons pas mal travaillé, beaucoup échangé et construit. Le bureau change, l’esprit reste. Une belle expérience.

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Nicolas Reina